Nox-De La Pintula Rescapé

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 | Sujet: [S2] Rues de Porto-Rada-Début de l'Hiver Jeu 20 Mar - 19:49 | |
| Le soleil rayonnait dans le ciel, tentant vainement de réchauffer les terres gelées par l'arrivée du froid. Porto-Rada ne faisait pas exception à la règle et seuls les travailleurs couverts de sueur laissaient leurs bras nus. Bien que le verglas n'ait pas encore recouvert les pavés des rues, Les quelques flocons qui tombaient depuis hier rendaient à présent la marche des citadins assez difficile et certains toits, dont le palais royal, étaient maintenant recouverts d'un fin manteau blanc. Aramek, le résultat de toute une année de travail soigneusement rangé dans une de ses poches, se dirigeait à grands pas vers les hauttes murailles de la ville. Là-bas se trouvait son "Quartier Général", un appartement situé sous les toits. Il n'y avait presqu'aucun mobilier, juste le strict nécessaire: un lit, une chaise, une table, quelques livres de magie ou d'écrivains connus... et c'était tout. Il n'y avait même pas une cheminée, donc pas de feu ni de chaleur, mais le mercenaire avait plus ou moins réussi, grâce à un peu de terre et à beaucoup de magie, à combler au fil des ans les trous entre les tuilles etc... Ainsi, l'appartement restait frais en été et suffisamment chaud en hiver pour qu'on n'y meure pas de froid avec un bon manteau. Quelque mètres derrière le jeune homme, Léonard triturait sa lyre, lui faisant exécuter des sons parfois dicordants. Lorsqu'une brise glacée s'engouffra dans la ruelle, le barde resserra son manteau autour de lui et se dépécha de rattrapper son compagnon: - J'espère que ton domicile est bien chauffée et que le repas y est suffisamment abondant pour nous deux parceque moi, je ne sens plus mes doigts de pieds.
Aramek s'arrêta et fixa le musicien d'un regard aussi glacial que le climat avant de répondre: - Qui t'as dit que ma porte t'était ouverte? - Diantre! Je n'en sais fichtre rien, le fait que l'on voyage ensemble peut-être... - Alors rentre toi ca dans la boite qui te sert de crane une bonne fois pour toute: ON ca n'existe pas et ca n'existera jamais! Tout ce que tu trouveras en me suivant, c'est une porte fermée à double tour! J'en suis même à me demander pourquoi tu est toujours en vie après m'avoir importuner de la sorte!
Sa tirade terminée, Aramek tourna les talons et s'engagea dans une ruelle adjacente. Léonard encaissa, comme d'habitude, et reprenant sa lyre et ses accords, suivit son compagnon. |
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